TRIMESTRIEL D’INFORMATION
DE LA WALLONIE DESTINÉ AUX CITOYENS

Juillet 2018| Gratuit | n°45

cov44
Wallonie
45

Retours d’expérience
« Ce n’est qu’un au revoir… »

Sommaire

Edito

Ce n’est qu’un au revoir…

Depuis plusieurs années maintenant, Energie4 informe, conseille ou oriente une diversité de lecteurs soucieux de réduire leurs consommations énergétiques.

Pour des raisons d’optimisation d’usage entre les différents outils de communication, le Service Public de Wallonie a pris la décision de ne plus publier ce magazine, ni en version papier, ni en version électronique.

Pour tourner constructivement la page, ce numéro 45 est principalement dédié à des retours d’expériences dans le cadre de projets de rénovation. Au-delà de la théorie, des études, des réglementations, des objectifs wallons, belges ou européens… la mise en pratique concrète de mesures destinées à réduire les consommations, ça marche ! Et il n’y a pas une seule recette.

Les citoyens que nous avons interrogés témoignent en nous racontant leurs projets, leurs choix et les solutions qu’ils ont chacun retenus en fonction de leurs objectifs respectifs. Tous s’accordent pour dire que des travaux de rénovation doivent se concevoir avec une vision à long terme. Même si tous les aménagements ne sont pas réalisés en une seule fois, il est primordial de prévoir en amont tout ce qui pourrait encore être fait plus tard.

Dans ce numéro, nous avons aussi voulu vous guider. Certes Energie4 disparait mais nous vous laissons ici des contacts de référence, des liens vers des sites d’information clés… Tous les précédents numéros d’Energie4 resteront également disponibles sur le site www.energie.wallonie.be et dans l'application mobile. La liste de diffusion d’Energie4 va bel et bien s’éteindre mais nous continuerons de vous informer notamment via le site web et la page Facebook du Département de l’Énergie. Des infos « énergie » seront aussi régulièrement publiées dans la revue wallonne « Vivre la Wallonie ». Vous pouvez très facilement vous abonner gratuitement à cette publication trimestrielle via ce lien : goo.gl/WYZ2Uw

Enfin, il me reste bien évidemment à vous remercier !
Merci à nos lecteurs pour leur fidélité depuis l’existence du magazine. Merci à tous les contributeurs que nous avons mobilisés autour de nos éditions ; qu’il s’agisse de contenus, de mise en forme, de diffusion, de relectures… Nous avons eu le plaisir de collaborer avec eux à la réalisation d’Energie4 pendant plusieurs années.

Merci à chacun de vous de continuer à vous responsabiliser autour de la question énergétique au profit de notre environnement, de notre santé, de notre confort et de notre portefeuille.

Annick Fourmeaux,
Directrice générale
Direction générale opérationnelle, Aménagement du territoire,
Logement, Patrimoine et Énergie

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Tous les Guichets sont ouverts du mardi au vendredi, de 9 à 12 heures ou sur rendez-vous.

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ÉNERGIE 4 :

Trimestriel du Service public de Wallonie, Direction générale opérationnelle Aménagement du territoire, Logement, Patrimoine et Énergie.

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Corinne Evangelista, Monia Ben Slama, Lise Johnson, Véronique Joassart et Frédéric Van Vlodorp.

ÉDITEUR RESPONSABLE :

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Thema

Retours d’expérience

Retours d’expérience

Sophie, Anne, Thomas, Delphine, Sébastien… Tous ont fait le choix de la rénovation et tous partagent ici leurs expériences respectives.

Energie4 a étoffé leurs témoignages de quelques conseils, infos et précisions complémentaires.

Stratégie wallonne de rénovation du bâti wallon à l’échéance de 2050

  • Pour le RESIDENTIEL : tendre en 2050 vers le label de Performance Energétique des Bâtiments (PEB) de niveau A pour l’ensemble du parc de logements en moyenne et viser en priorité la rénovation profonde des logements les moins performants.

  • Pour le TERTIAIRE : tendre en 2050 vers un parc de bâtiments tertiaires neutres en énergie pour le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, le refroidissement et l’éclairage.

Pour en savoir plus : numéro 43 d’Energie 4 disponible en ligne sur energie.wallonie.be

Basse énergie et maison ancienne :
Compatibilité possible, même en ville !

Thomas Grégoire est à la fois le propriétaire et l’architecte : avec son projet, il prouve qu’un bâtiment ancien peut atteindre des performances énergétiques élevées par l’usage de techniques modernes, de matériaux naturels et d’une rénovation en profondeur. Son expérience de propriétaire, d’architecte et de certificateur PEB nous démontre qu’en rénovation basse énergie, il faut certes se mouiller mais que le jeu en vaut la chandelle à plus d’un titre.

Carte d'identité du projet

  • Isolation du sol optimisée en plusieurs couches perméables à l’humidité : géotextile - empierrement isolant de 30 cm en granulés de verre expansé - géotextile - dalle de béton de chaux de 15 cm - chape de pose en chaux pour accueillir le revêtement de sol - finition par un mélange de chaux et de poudre minérale.
  • Isolation intérieure des parois verticales pour garantir l’étanchéité à l’air et la suppression des ponts thermiques : 18 cm de fibre de bois isolante en panneaux collés aux murs existants, ossature intermédiaire en bois érigée derrière cette couche d’isolant pour supporter les planchers et la fixation des plaques de finition intérieures et 18 cm de cellulose soufflée entre les montants de cette ossature.
  • Isolation acoustique des planchers aux étages avec 10 cm de fibre de bois dans le gitage.
  • Réfection complète du toit : nouvelle charpente rehaussée, panneaux de fibre de bois de 6 cm, caissons de 41 cm d’épaisseur remplis de cellulose insufflée et ardoises naturelles au dehors.
  • Installation d’une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) dans l’épaisseur des planchers, d’une pompe à chaleur utilisant l’air sortant de la VMC pour le chauffage et la production d'eau chaude.
    Le chauffage se fait de manière rapide par ventilation dans chaque pièce, ce qui convient bien à ce bâtiment très isolé et aux besoins en chauffage très ponctuels.
  • Découpe d’un morceau de plancher au 1er pour apporter de la lumière.
  • Extension avec toiture verte.

Conception
Thomas Grégoire à Ciney

Energie4 : Vous achetez cette maison à rénover en 2011 et vous demandez seulement votre permis en 2013 ; pourquoi ce décalage ?

Thomas : J’ai acheté cette maison le jour où je l’ai visitée. Elle avait tout ce que je recherchais : une maison en ville, à rénover en profondeur et avec un certain cachet. Si j’ai mis deux ans à demander le permis, c’est que je me suis largement documenté et ai fait de nombreuses recherches. J’ai notamment suivi les différentes formations organisées par la Plateforme Maison Passive pour utiliser le logiciel « PHPP » (Passive House Planning Package). Transformer une maison en vue d’en faire une maison passive, ce qui était mon objectif, nécessite de réaliser des calculs de déperditions thermiques précis dès les premières esquisses. Il est pour moi impératif que l’architecte maîtrise les outils de calcul, la méthode de calcul PHPP ne laisse pas place aux approximations.
Ensuite, je souhaitais utiliser des alternatives les plus naturelles possibles (peu transformées), mais il n’y a pas de recettes toutes faites et surtout peu de documentation technique. Il n’y a pas non plus de consignes d’utilisation précises de la part des fabricants dès lors qu’il s’agit de produits bruts (par opposition aux produits prêts à l’emploi), notamment la chaux. C’est sans doute un frein pour certaines personnes (surtout pour les architectes et les entrepreneurs qui ne peuvent échapper à leur garantie), mais cela prend un peu de temps de bien sélectionner les produits et de trouver les entrepreneurs qui savent véritablement les employer.

Maison passive

  • Besoin d’énergie pour le chauffage ≤ 15kWh/(m².an)
  • Taux de renouvellement d’air : quantité d’air qui rentre dans le bâtiment par des défauts de l’enveloppe ≤ à 0,6 vol/h
  • % de surchauffe dans le bâtiment (plus de 25°C) ≤ 5%

Energie4 : Votre objectif est d’atteindre les critères d’une maison passive ?

Thomas : C’est bien cela. Le 1er et 3ème critères sont rencontrés. Pour le second, une valeur de 1 vol/h a été mesurée pour un maximum de 0,6 vol/h. On a en effet quelques fuites, notamment au niveau des appuis des gîtes et à travers l’escalier. Ce n’est pas un problème ! Je m’étais fixé des limites et comme c’était une vieille maison avec du cachet, je souhaitais garder des éléments comme des vieux planchers et le vieil escalier.
Je devais donc mettre en balance l’objectif à atteindre de 0.6 par rapport à 1. Et après calculs, cet écart correspond à une maigre dépense additionnelle de 20 euros/an… soit une dépense qui me conforte dans l’idée de conserver ces éléments anciens. Le logiciel PHPP est en ce sens un bon outil qui permet de placer son curseur d’exigences au bon endroit.

Des outils et des conseils pour paramétrer vos projets

Passive House Planning Package (PHPP)

Logiciel PEB

Procédure d’Avis Energétique (PAE) en Wallonie

Energie4 : Quelles sont les raisons de vos choix d’isolation ?

Thomas : Ce sont probablement des choix que je me suis permis car il s’agissait de les tester dans ma maison. Ce fut une sorte de laboratoire, une manière de progresser dans ma pratique professionnelle et je dois avouer que je n’en regrette aucun.


Dans l’isolation du sol, j’ai choisi le verre expansé (un verre cellulaire à base de verre recyclé) car il est très léger (il contient beaucoup d’air) et sa forme en granulés garantit la perméabilité du sol. C’est aussi le cas de la chaux qui a en plus un avantage esthétique. Il faut bien entendu se mettre à l’abri de l’humidité et garder la chaleur, mais il faut aussi éviter de faire appel sans discernement aux recettes employées habituellement en construction neuve, notamment lorsqu’il s’agit de se prémunir contre l’humidité du sol.
En construction neuve, on a aujourd’hui à disposition des produits qui permettent de réaliser une véritable barrière contre l’humidité ascensionnelle. En rénovation, c’est différent. Couler une dalle en béton de ciment dans un bâtiment existant revient à réaliser cette barrière de façon partielle.

L’humidité qui parvenait à pénétrer dans le bâtiment sous forme de vapeur à travers toute la surface du rez-de-chaussée sans causer de désordres se retrouve concentrée au pied des murs. On crée ainsi des problèmes dans une maison dont on perturbe l’équilibre. Il est bon de se rappeler que le but d’un bâtiment, c’est de se mettre à l’abri d’un environnement hostile en créant une enveloppe traversée par des flux (de chaleur, d’air, de vapeur…) qu’il faut gérer. Avec la formule que j’ai choisie (et il y en a sans doute d’autres), l’humidité venant du sol est maintenue par la chaux qui permet de garder une perméabilité à la vapeur des structures. L’humidité a donc moins de chances de remonter dans les murs.

Energie4 : Aujourd’hui, qu’est-ce qui fait la différence avec un logement plus traditionnel ?

Thomas : Au-delà des économies d’énergie, un bâtiment bien isolé, c’est un bâtiment très confortable. Il y a évidemment le confort thermique (pas de sensation de paroi froide) et le confort acoustique. C’est aussi l’assurance d’avoir une maison saine, sans ponts thermiques, sans condensation et sans moisissures. Certes, je peine à finir aujourd’hui, mais j’ai la satisfaction d’avoir fait au bon moment le travail sous-jacent nécessaire à long terme.

Energie4 : Vous parlez d’économies, mais une telle rénovation est-elle rentable ?

Thomas : Il m’est difficile d’évaluer le surcoût et donc le temps d’amortissement des travaux dans la mesure où je n’ai pas élaboré de projet bis auquel comparer mon projet. Ce que je peux vous dire avec certitude, c’est que rénover n’est pas le choix économique. Une rénovation « lourde » vous coûtera plus (en considérant l’achat du bâtiment évidemment) qu’une maison neuve, quelle que soient les performances énergétiques que vous visiez. Et rénover petit à petit coûtera davantage que d’un seul coup. Les jeunes ménages par exemple achètent souvent une maison à rénover pour devenir plus rapidement propriétaires et ne pas louer « à vide ». Ils emménagent vite et souvent sans occuper toute la maison. Quelques années plus tard, avec plus de moyens, ils demandent une rénovation en passant souvent par une extension et en conséquence l’appui d’un architecte… Quand je suis interpellé, je recommande alors de voir les choses plus globalement et à plus long terme. Ce qui compte surtout c’est de se poser la question à chaque aménagement : comment renforcer la performance thermique à chaque occasion de travaux qui se présente.

Energie4 : Il faut visiblement bien se connaître pour bien acheter et bien rénover…

Thomas : Personnellement, j’ai choisi la maison pour le projet que je souhaitais : aller loin en performance thermique dans une maison de ville à rénover. Faire de la rénovation c’est un peu un acte militant en soi ; il faut voir les choses globalement : une maison en ville, proche des services, des moyens de transport, des activités culturelles… c’est aussi un gain financier qui permet de n’isoler que deux murs d’une maison mitoyenne, de se déplacer en mobilité douce plutôt que de construire une maison neuve parfaite en pleine campagne et qui demande l’usage permanent d’un véhicule.

La performance thermique reste bien un souci, mais il faut tenir compte des attentes, des comportements et des styles de vie des propriétaires. C’est certain, il faut se questionner sur ses habitudes et placer le curseur au bon endroit.

Energie4 : Un conseil pour ceux qui voudraient se lancer dans la basse énergie ?

Thomas : J’en ai plusieurs. C’est tendance de faire du naturel, c’est commercialement porteur, mais pour l’architecte et l’entrepreneur, c’est un autre niveau de responsabilité. Il faut donc bien vérifier que l’entrepreneur est un spécialiste et pas quelqu’un qui saisit une opportunité commerciale. Ensuite, il ne faut pas privilégier à tout prix le neuf et tourner le dos à l’ancien, ni considérer que toutes les maisons doivent être passives pour atteindre les objectifs de la Wallonie à l’échéance 2050. Il existe des primes à la rénovation et il faut les employer. Je recommande aussi l’audit énergétique pour le conseil indépendant et l’objectivation des économies d’énergie possibles au regard de chaque amélioration technique envisagée.

Basse énergie dans le tertiaire aussi : « Greenwal »

PMP pour Plateforme Maison Passive

Une maison où il fait
bon vivre durablement

Sophie, la propriétaire avec son mari, et Anne, l’architecte en charge du projet avec son associé Egil : 2 sœurs qui rénovent une grange appartenant à leurs arrières grands parents. Leur projet : combiner fonctionnalités, patrimoine et matériaux naturels pour rénover cette grange en une maison familiale qui conserve le style de la région, qui se module et où il fait bon vivre !

Carte d'identité du projet

  • Usage de matériaux traditionnels, locaux et naturels : pierres, mortier de chaux, béton de chanvre, enduit à la chaux et ardoises naturelles.
  • Enveloppe en ossature bois à l’intérieur du volume en pierres qui est ainsi conservé + isolation en béton de chanvre projeté (25 cm) pour ses propriétés acoustiques et thermiques.
  • Isolation du sol avec du polyuréthane projeté recouvert d’une chape en béton lissé et isolation de la toiture avec 30 cm de cellulose soufflée à l’abri d’une membrane d’étanchéité.
  • Rassemblement des espaces de services (cuisine, salle de bain, chaufferie) dans une « boite technique » centrale traversant de bas en haut le logement dont le reste des espaces est organisé en grands plateaux. Idée géniale : les planchers sont continus et les pièces du premier étage se modulent à souhait grâce à de grands coulissants.
  • Prise de lumière par la face sud pour bénéficier des rayons du soleil et pose de châssis double vitrage en bois dotés de protections solaires automatiques pour réguler la chaleur tout en créant une intimité.

Équipe de conception
Anne Stevens et Egil Franssen du bureau Djake

Energie4 : Pourquoi avoir choisi cette grange et avec quels objectifs de départ ?

Sophie : Je regarde cette grange depuis toute jeune. Quand elle a été mise en vente et que nous avons eu les moyens de l’acheter, nous n’avons pas hésité. Y continuer l’histoire de notre famille était notre motivation avec, à la clef, le désir de vivre dans un environnement sain. Nous voulions aussi garder l’authenticité de la grange qui est à l’entrée du centre historique du village, ne pas la dénaturer. C’est Anne qui nous a poussés à approfondir cette recherche d’authenticité dans un esprit d’éco rénovation. Nous ne nous y connaissions pas du tout, mais Anne qui elle nous connaissait bien, a pris le lead et nous avons suivi.

Anne : Ce projet a été une belle opportunité d’expérimenter de nouvelles techniques dans de l’existant. Nous avons donc cherché des corps de métier qui avaient cette même sensibilité ! En particulier, nous avons été attentifs à optimiser l’isolation.

Energie4 : Justement, comment est la vie dans un tel logement ?

Sophie : C’est simple, nous passons la journée en chaussettes. La température y est très agréable et constante. Nous profitons d’un grand confort acoustique et thermique grâce à l’isolation en béton de chanvre. L’air nous semble aussi beaucoup plus sain. Aujourd’hui par exemple, c’est la journée bioclimatique parfaite. Avec les apports solaires, on ne chauffe pas, alors qu’il fait moins 10° au dehors.

Isoler : Première action pour améliorer la performance énergétique d’un bâtiment

L’amélioration énergétique d’un bâtiment passe prioritairement par la réalisation de travaux d’isolation. Et ce, en soignant l’étanchéité à l’air et en n’oubliant pas de prévoir un renouvellement suffisant de l’air intérieur via un système de ventilation. Ensuite vient l’amélioration des systèmes. Les points stratégiques sont : isolation de la toiture et des combles, isolation des murs en contact avec l’extérieur, isolation du sol, installation d’un double vitrage et remplacement d’une vieille chaudière ou d’un système de chauffage énergivore par un système performant et bien dimensionné dont la régulation est composée au minimum de vannes thermostatiques, d’un thermostat et d’une sonde extérieure.

Sachez qu’à l’heure actuelle, que ce soit en rénovation ou en construction neuve, à titre d’indication et en sachant que l’épaisseur des différents isolants dépend de leurs coefficients respectifs, il vous faut pour atteindre la valeur d'isolation (U) réglementaire de 0.24 W/m².K, par exemple :

  • 20 cm minimum de laine minérale ou de cellulose performante pour isoler votre toit ;
  • une épaisseur minimale de 10 cm de polyuréthane performant pour isoler les planchers en contact avec le sol ;
  • 16 cm minimum de laine minérale performante ou de 10 cm minimum de polyuréthane performant pour isoler les murs extérieurs.

https://youtu.be/EizMG1ytNwY?list=PL80D1DE2CE4B913C8

Energie4 : Vous parlez de modularité et de besoin d’adapter son logement à sa vie ?

Sophie : Oui, nous avons eu la chance de travailler avec Anne qui nous connait bien et qui en conséquence connait aussi notre vie et nos priorités. Ce qui est génial c’est d’avoir su combiner de l’éco-construction à du contemporain et de la modularité. La boite technique au centre nous a permis de préserver les grands espaces tout autour et au premier, de faire coulisser les parois à notre guise pour avoir tantôt deux chambres et un bureau ou encore une grande salle de jeux…

Bien réfléchir son projet de rénovation en amont

Energie4 : Que retenez- vous de ce projet en commun ?

Anne : La clef est sans doute d’avoir pris le temps de se poser les bonnes questions, de rechercher les bons matériaux et les bonnes techniques. Il ne faut pas hésiter à visiter les lieux de production, à investiguer. Il faut s’entourer d’une équipe de confiance et aller au-delà du connu pour se former. Il faut aussi faire confiance à ses intuitions je pense !

Sophie : Il fait bon vivre dans notre maison. Nos amis nous en rendent d’ailleurs un bel écho… Et en prime, on ne s’est pas disputés. On a tenu dans la longueur et appris ensemble… Nous avons eu 4 enfants sur les 4 années qu’a duré ce projet !

Cluster eco construction

Rénovation très basse énergie
d’une maison du XVIIème Siècle !

Sébastien Motte et Delphine Vercauteren, tous deux architectes, ont jeté leur dévolu sur une maison mitoyenne au centre de Tournai. Si la façade avant a été conservée et restaurée, la façade arrière a fait la place belle aux baies vitrées et confère ainsi une luminosité exceptionnelle au bâtiment. Lauréate de l’appel à projets « Bâtiments Exemplaires Wallonie », la rénovation va au-delà de la réglementation énergétique et environnementale en vigueur.

Carte d'identité du projet

  • Rénovation d’une maison unifamiliale mitoyenne au centre de Tournai.
  • Date de la rénovation 2011-2016.

Fiche technique énergie

  • Superficie de 249 m² (Ach).
  • Isolation thermique : K37.
  • Espec - consommation caractéristique annuelle d’énergie primaire : 47 kWh/m².an.
  • Consommation caractéristique annuelle d’énergie primaire : 11.603,51 kWh/an.
  • Renouvelable : installation photovoltaïque d’une puissance de 2,32 kWc.
  • Etanchéité à l’air : 1,83 m³/h.m².
  • Indice de surchauffe calculé 0%.
  • Installation de panneaux solaires photovoltaïques

Équipe de conception
Architectes et Conception énergétique : Delphine Vercauteren et Sébastien Motte
Paysagiste : Frédéric Delesalle

Investissement

  • Achat du bien : 105 000,00€.
  • Coût global des travaux : 160.000.00€ HTVA (hors primes et hors étude).
  • Les travaux de démolition et de déblaiement ont quant à eux été réalisés par le maître d’ouvrage.

Choix techniques pour la maison

  • Chauffage : chaudière à condensation, chauffage sol.
  • Production directe de l’eau chaude sanitaire via la chaudière.
  • Pour la ventilation, installation d’un système D avec récupérateur de chaleur.
  • Structure existante en brique et poutres de chêne, structure secondaire en bois, osb et plaques de fibres-gypse.
  • Isolation naturelle de chanvre et ouate de cellulose, liège pour l’isolation par l’intérieur et polyuréthane projeté sur la dalle de sol.
  • Eau : récupération eau de pluie, citerne existante 9 m³ et bypass agréé automatique.

Energie4 : Pourquoi avoir choisi ce bâtiment et avec quels objectifs de départ ?

Sébastien & Delphine : Les objectifs pour notre nouvelle habitation étaient de vivre en ville à proximité des services et d’une gare afin de garantir la mobilité liée à notre profession. Le bâtiment, outre son prix d’achat, était doté d’une orientation sud dans un îlot très calme malgré sa situation intra muros. L’état du bâtiment semblait plus ou moins connu, tout était à refaire : toiture, sol, mur… Toutefois, malgré nos prévisions, les travaux sur le gros œuvre et la structure furent plus importants que prévu. Le manque d’entretien des pièces d’eau et de la toiture par le propriétaire précédent ont rapidement détérioré la structure et la charpente du bâtiment. La première partie du travail a été de mettre complètement à nu le bâtiment. La seconde, d’assurer la stabilité puis la salubrité du bien. Le projet d’architecture et les démarches administratives ont été réalisés en parallèle. Le projet comprend la rénovation de l’ensemble à l’exception des murs porteurs, de la charpente primaire et des caves. La charpente secondaire (chevrons et structure des planchers) n’a pas pu être conservée. Quant à la consommation, le projet répond à nos attentes. Après trois ans d’occupation dont l’occupation professionnelle de jour, la consommation en énergie primaire est en moyenne de 11.300 kWh/an tout compris (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage et appareils électroménagers) pour une consommation théorique Chauffage- Eau chaude sanitaire de 11.603,51kWh/an. Sachant que le chauffage et l’eau chaude sanitaire représentent 95% des consommations (énergie finale), on peut dire que les prévisions théoriques de 47 kWh/m2.an sont tout à fait crédibles.

Qu’est-ce que l’énergie primaire ?

Energie4 : Comment est la vie dans un tel logement ?

Sébastien & Delphine : Le choix du bâtiment s’était porté sur une maison à rénover dans l’idée d’adapter le bâtiment en fonction d’un projet architectural répondant aux besoins de notre famille. Le projet fait la part belle à la lumière naturelle jusqu’au cœur du bâtiment et révèle ainsi l’agencement des espaces intérieurs. En profitant de l’absence de vis-à-vis côté jardin et côté rue, les vues ont pu être prolongées au-delà des limites du bâtiment pour offrir une sensation d’espace dans les 3 dimensions. Pour ce qui est du confort, outre la lumière naturelle, l’objectif était d’intégrer la rénovation énergétique directement dans le projet pour se rapprocher d’une construction neuve. Le fait de participer à l’action « Bâtiments exemplaires de Wallonie » nous a soutenu dans cette démarche et nous a permis d’aller plus loin encore dans d’autres domaines tels que l’utilisation rationnelle de l’eau et l’analyse du cycle de vie du bâtiment. Dans la pratique, c’est un réel plaisir. Nous vivons au rythme des saisons. Les limites intérieures et extérieures s’estompent et nous profitons même des mésanges dans le jardin. Le confort thermique et la qualité de l’air intérieur est un réel plus. La température est homogène dans tout le bâtiment et on a la sensation de respirer en permanence de l’air frais. Ce confort se remarque d’autant plus avec les enfants (dont le second est né 2 mois après l’emménagement, 3 et 6 ans aujourd’hui). Ils s’approprient plus facilement les espaces de la maison quelques soient la saison ou le moment de la journée. Un point d’attention reste la gestion de la surchauffe. Contrairement à nos prévisions, ce n’est pas la façade sud avec ses 33m² de surface vitrée qui demande de l’attention mais bien l’espace sous combles (6m² de vitrage). Nous devons en effet apprendre à anticiper l’utilisation de la protection solaire mais aussi l’évacuation de la chaleur accumulée tout en sachant que la plage d’action est beaucoup plus faible pour les fenêtres de toit*. D’autant plus que les apports solaires sont plus importants en période estivale que pour les fenêtres verticales.

En parallèle, l’anticipation concerne aussi la gestion du chauffage à la mi-saison où les besoins calorifiques sont directement liés aux apports solaires et donc à la météo. Peut-être que la régulation de demain gagnerait à être anticipative et tenir compte des prévisions météorologiques ? Concernant les pièces de vie au rez-de-chaussée, nous profitons grâce aux murs mitoyens existants d’un patio. En l’absence de vent, nous pouvons ouvrir complètement le coulissant dès le mois de mars** et jusqu’à fin octobre et profiter ainsi d’un rez-de-chaussée en « terrasse ». Le projet a été conçu autour de la relation avec l’espace intérieur ouvert sur une zone de jardin complètement plantée. La nature se présente ainsi aux portes de notre salon. Notre paysagiste, Frédéric Delesalle, nous a proposé la création d’un jardin composé de plusieurs strates à l’emplacement de l’ancienne cour. Un an seulement après la plantation, en plus de la biodiversité et de la perception du rythme des saisons, le jardin offre déjà un confort estival grâce à la fraicheur qu’il apporte.»

Analyse du cycle de vie

Photovoltaïque : investissement essentiel et rentable, même sans prime

Energie4 : Vous aimez partager votre expérience et les bons plans. Que diriez-vous aux lecteurs d’Energie4 ?

Sébastien & Delphine : Avoir une vision globale est la chose la plus importante au niveau de la rénovation. Lorsqu’on est plongé dans ses travaux, la tentation est grande de prendre des raccourcis, c’est à ce moment qu’il faut se rappeler ses objectifs. Ne pas hésiter à revoir l’ensemble de l’architecture du projet avec son architecte. Avant de penser à agrandir, nous conseillons d’améliorer la qualité des surfaces existantes. C’est là une réelle plus-value et le point de départ pour assurer son futur confort. Enfin, avant de commencer un projet de rénovation, prendre conscience que l’investissement principal ne concernera ni l’architecture (±2% du budget), ni les objectifs de rénovation énergétiques (±2.5% du budget). Ces travaux peuvent être phasés et représentent des coûts limités lorsque les travaux sont bien coordonnés. L’investissement principal concerne la salubrité du bien et le remplacement des éléments de façade ou de systèmes. Humidité, égouttage, chaudière, toiture, châssis, démolition et mise à nu… Autant de postes difficiles à estimer et coûteux en main d’œuvre.

Des conseils pour consommer moins d’énergie et gagner en confort : passez par les Guichets Energie Wallonie

Depuis maintenant 32 ans, les Guichets Energie Wallonie sensibilisent à l’utilisation rationnelle de l’énergie, informent et conseillent les ménages wallons dans les domaines touchant à l’énergie au sein de leur habitat :

Expertises techniques et conseils gratuits quant aux choix énergétiques liés à la rénovation et la construction de logements

+ Recommandations administratives relatives aux aides et primes pour les logements, à la réglementation PEB, à la Procédure d’Avis Energétique et à la certification PEB
+ Aide au remplissage de la Déclaration PEB simplifiée dans le cadre des rénovations simples et des changements de destination (sans architecte ni responsable PEB)
+ Comparaison des produits/devis/techniques/fournisseurs d’énergie
+ Conseils pour plus d’économies d’énergie et de confort
+ Participation à des colloques, salons et événements locaux
+ Visites techniques : analyse des consommations électriques, humidité, opération MEBAR pour les ménages à bas revenus…
     
= Un tas de bonnes raisons de vous appuyer sur l’expertise des Guichets !

Les primes continuent et évoluent à la hausse !

Les moyens mis à disposition par la Wallonie pour aider les citoyens à rénover et améliorer l'efficacité énergétique de leur habitation sont sous utilisés. C'est pourquoi les montants de plus d'une dizaine de primes aux particuliers favorisant les économies d'énergie et la rénovation des logements ont été augmentés depuis ce 1er mars 2018. Les superficies pouvant être subsidiées ont également été revues à la hausse.

Pour bénéficier de ces nouveautés, les travaux doivent toujours faire l'objet d'un avertissement préalable et, l'introduction de la demande doit toujours être effectuée dans les quatre mois suivant la facture finale.

Le système de majoration des montants de base en fonction des catégories de revenu et en fonction de la réalisation de travaux simultanés reste d'application. La procédure administrative ne change pas non plus.

Pour tout savoir sur les primes disponibles, passez par un Guichet Energie Wallonie ou consultez : goo.gl/g2VpLL et goo.gl/Si3TJE

Agenda

Encore en 2018

 11 au 14 octobre 2018

Salon Baticentre à La Louvière - Louvexpo

 19 au 21 octobre 2018

Salon Energie Habitat à Namur

 16 au 18 novembre 2018

Salon Energies + à Marche-en-Famenne - WEX

 17 au 25 novembre 2018

Semaine Air, Climat, Énergie - Diverses initiatives visant l’amélioration de la qualité de l’air, la lutte contre le changement climatique et la nécessaire transition énergétique seront mises en avant partout en Wallonie. Plus d’informations sur : leswallonsnemanquentpasdair.be

 18 novembre 2018

Salon Environnement de Vielsalm avec notamment la participation des Guichets Énergie Wallonie

 23 novembre au 2 décembre 2018

Salon Habitat à Liège - Halles des Foires de Coronmeuse

  

Météo des énergies renouvelables

Évolution des énergies renouvelables en Belgique ces 10 dernières années

Dix années de météo des énergies renouvelables révèlent une augmentation spectaculaire des productions éolienne et solaire photovoltaïque. Le soleil brille sur le PV, l’éolien a le vent en poupe et l’hydro se la coule douce.

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À propos de l'APERe logoapere

Reconnue comme organisme d’éducation permanente, l’APERe (Association pour la Promotion des Energies Renouvelables) facilite et éduque au quotidien pour arriver le plus vite possible à 100% d’énergie renouvelable, durable et solidaire. Son action s’articule autour de quatre axes. L’axe Observatoire offre la compréhension de l’énergie durable à tous, des statistiques de l’énergie aux analyses de Renouvelle en passant par les animations pour les enfants. Pour ceux qui veulent agir et devenir des consommateurs et producteurs d’énergie, l’axe Prosumers est là. Les axes Coopératives et Territoires portent le tout au niveau collectif, avec une plate-forme vers les coopératives d’énergie durable et un accompagnement des communes.

Va vers le soleil

Depuis bientôt deux ans, les présentateurs météo de la RTBF relaient l’indice d’électricité solaire. Sur la toile, différents sites web proposent chaque jour le pic entouré de la tranche-horaire optimale pour valoriser l’électricité solaire. Cet indice est utile aux prosumers (producteurs et consommateurs d’électricité), mais aussi aux citoyens qui auraient à cœur d’aller vers le soleil pour faciliter la gestion du réseau électrique et assurer la sécurité d’approvisionnement belge.

Sur www.vaverslesoleil.be, retrouvez l’indice d’électricité solaire, un simulateur pour booster l’autonomie solaire, un blog pour tout comprendre et les infos utiles pour les prosumers (présents ou futurs) de chaque région.

Tous les bois wallons peuvent-ils contribuer à produire de l’énergie ?

Certaines personnes craignent qu’en Wallonie, on utilise du bois noble pour produire de l’énergie. Or la production d’énergie à partir de bois ne se définit pas par la combustion de troncs d’arbres sains et valorisables dans des filières apportant plus de revenus.

ValBiom rappelle qu’en Wallonie, on ne déforeste pas pour alimenter la filière bois-énergie et le prélèvement direct en forêt n’est qu’en partie utilisé pour produire de l’énergie. Tant que le bois peut être employé pour un usage dit noble (construction, menuiserie…), il n’entre pas dans la filière de la bioénergie. Le bois qui entre dans cette filière est issu de coproduits de l’industrie du bois (nos pellets sont produits au départ des sciures émises par l’activité des scieries), de bois non valorisables en sciage, tranchage et déroulage (bois trop petits, de dimension inadéquate, tordus, défilement trop important, mauvaises qualités, etc.) ou encore de bois issus de l’entretien des bords de route ou d’espaces verts.

Il a été prouvé (travaux de l’IEA Bioenergy - l’agence internationale de l’énergie, section bioénergies - en particulier les travaux de la Task 38 « Climate change effects of biomass and bioenergy systems » - http://task38.ieabioenergy.com) que l’utilisation de résidus ou co-produits de bois issu de forêts gérées durablement pour produire de l’énergie participe activement à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et ce même à court terme*.

Ensuite, le bois-énergie, via la valorisation des résidus forestiers tels que décrits ci-dessus, permet d’offrir un revenu complémentaire aux exploitants forestiers. Cette extraction contribue à entretenir leurs forêts et limite donc les risques de feux de forêts ou d’attaques par des nuisibles.

Rappelons que pleinement incorporées dans le mix énergétique renouvelable, les bioénergies jouent un rôle central au côté des autres sources d’énergie renouvelable. Leur importance n’est plus à démontrer : les bioénergies constituaient 60 % de l’énergie renouvelable européenne et 76 % de l’énergie renouvelable wallonne en 2015.

* La notion de « court terme » fait ici référence à une échelle de temps humaine ou, dans ce cas, du temps de croissance d’un arbre. On parle de quelques dizaines d’années, par exemple de 30 à 120 ans. Cette notion de court terme est à opposer au long terme, qui fait alors référence aux millions d’années nécessaires au carbone fossile (pétrole, gaz) qui a été libéré lors de la combustion de ce pétrole, ce gaz, pour se faire réabsorber dans le sol.

Contacts de référence

  • Le numéro vert de la Wallonie pour toutes vos questions en matière régionale : 1718
  • Page Energie du Service Public de Wallonie : energie.wallonie.be
  • Page Logement du SPW : logement.wallonie.be
  • Les Guichets Energie Wallonie : goo.gl/4mVEd9
  • Les cellules développement durables, les conseillers en énergie ou en logement ou encore les écopasseurs à contacter via votre administration communale/provinciale
  • Energie Info Wallonie : www.energieinfowallonie.be. Service d'appui associatif à destination des intermédiaires sociaux et citoyens consommateurs wallons, dont la mission est de soutenir et d’informer sur les difficultés ou questions liées à l'accès à l'énergie
  • Société Wallonne du Crédit Social (prêts écopack, rénopack et accesspack) : www.swcs.be
  • Fonds du Logement de Wallonie (prêts écopack et rénopack pour les familles nombreuses) : www.flw.be
  • Association pour la promotion des énergies renouvelables (Apere) : www.apere.org
  • Valorisation de la Biomasse asbl (ValBiom) : www.valbiom.be
  • Plateforme maison passive (pmp) : www.maisonpassive.be
  • Cluster eco construction asbl : http://clusters.wallonie.be/ecoconstruction-fr
  • Agence Wallonne de l’Air et du Climat (AWAC – www.awac.be) : pour toute la réglementation liée au chauffage, notamment, ainsi qu’un outil de calcul de l’impact CO2.
  • Le site d'éducation à l'énergie de l’UlG : www.educ-energie.ulg.ac.be
  • Site dédié à la rénovation au sein des écoles : www.renovemonecole.be

Les mini-influenceurs de l’énergie débarquent sur les réseaux sociaux

Ces quatre petits potes ont beaucoup de choses à dire sur l’énergie dans nos maisons. Ventilation, photovoltaïque,chauffage, isolation : ce sont les quatre thèmes déclinés d’ici l’automne. Autant de sujets que les mini-influenceurs rendent à la fois amusants et accessibles via de courtes vidéos ! Retrouvez-les sur facebook.com/EnergieWallonie/ et sur YouTube goo.gl/YaTNm6 Accrochez-vous, ça décoiffe !